40 sonnets pour philosopher






















Le gai savoir

Jean Cachia
ISBN 9791097108205
format 140 x 195  128 pages
prix public TTC  17 €
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Le texte
Les textes que nous allons lire ici veulent rappeler que l’élève du professeur de philosophie n’est pas là pour boire l’idéologie officielle, mais pour découvrir le vrai, le bien et le beau, et cela à travers l’étude des anciens philosophes qui nous ont précédés dans cette recherche. Celle-ci ne dispense pas, mais au contraire permet, de répondre aux questions que l’institution pose sous la forme traditionnelle des sujets de dissertation. La versification française classique est utilisée notamment pour son extraordinaire pouvoir mnémotechnique. Ce qui veut dire que ces poèmes sont conçus pour être appris par coeur. On y sera aidé par l’ordre régulier des rimes. Le présent aidemémoire ne prétend pas remplacer l’étude des notions du programme, mais seulement aider à se souvenir de ce qu’on a préalablement étudié. En effet, la faible étendue du discours ne permet pas de justifier les affirmations, comme l’exige la recherche du vrai selon la méthode philosophique. Et, de ce point de vue, il faut donc considérer ce livre comme un ensemble de problèmes plutôt que de solutions. Celles-ci ne peuvent être que suggérées, et il revient au lecteur de les contester (c’est-à-dire de poser les problèmes), puis de les démontrer ou de les réfuter, s’il l’entend. L’aide d’un professeur, et celle des grands philosophes, lui facilitera la tâche. Les réponses aux grands problèmes de la philosophie seront donc souvent suggérées de façon énigmatique. Or, dans la mesure où l’on veut utiliser l’énigme comme procédé pédagogique, on pourrait laisser au professeur le soin de donner les solutions de ces énigmes aux élèves, lorsque ceux-ci ne réussissent pas à les trouver par eux-mêmes. On a toutefois jugé bon, pour ceux qui n’ont pas de professeur, d’ajouter des textes contenant des précisions et des références, restées implicites dans les sonnets. Elles s’adressent en principe à un élève de classe terminale, espérons que les autres lecteurs n’en seront pas gênés. Elles veulent ouvrir des horizons, suggérer une réflexion, une question, quelques lectures, lui faire, non connaître, mais entrevoir, ce monde inconnu de lui qu’est la philosophie. Il est sûr que, comme le dit Platon, un livre ne répond pas aux questions, il est désespérément muet. Ces notes ne peuvent notamment donner que des pistes de réflexion, non des réponses complètes, ni même la définition de tous les termes techniques de la philosophie qui relèvent d’un autre propos. L’élève doit apprendre à chercher systématiquement dans le dictionnaire non seulement tous les termes qu’il ne comprend pas, mais tous ceux qu’il est incapable de définir, et surtout à utiliser un dictionnaire complet de la langue française comme le Littré ou le Robert, où les définitions ne sont pas arbitrairement posées, mais appuyées sur l’étymologie et l’usage des meilleurs auteurs. La page personnelle de l’auteur sur l’Internet <http://j.cachia.free.fr> contient aussi un vocabulaire philosophique qui pourra l’aider.
 
L' auteur
Né à Marseille en 1952. Formé dans la khâgne phocéenne par Michel Gourinat (1968-1970). Élève de l’École Normale Supérieure (1971-1976). Mémoire de maîtrise sur Le langage théologique d’après Thomas d’Aquin sous la direction de Claude Tresmontant ; et certificat de philosophie comparée (Inde) avec Olivier Lacombe (Université de Paris-IV, 1972). Agrégé de philosophie (1976). Professeur au lycée technique de Montélimar (1977-1982) puis au lycée Thiers de Marseille (1982-2014). A enseigné dans les séries techniques commerciales, économiques, littéraires, et scientifiques des classes terminales, ainsi que dans les séries scientifiques, commerciales et littéraires des classes préparatoires aux grandes écoles. A participé aux jurys du baccalauréat dans différentes séries presque tous les ans de 1977 à 2014, une année au jury du concours de l’ESSEC (1983). Marié depuis 1972, il a deux enfants et 4 petits enfants.